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Blason familial : laisser parler l'émotionnel en thérapie familiale

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Blason familial : laisser parler l'émotionnel en thérapie familiale

Votre thérapeute systémique dans le Hainaut (Waterloo, Nivelles, Lens, Mons, Soignies, Ath, Genappe et La Louvière) et à Bruxelles vous aide à réaliser votre blason familial.

Identité, appartenance et mémoire familiale

IL n'y a pas d'identité sans appartenance

L'identité d'un individu se construit à travers ses interactions avec les autres et les groupes auxquels il appartient (famille, amis, école, etc.). Ces interactions se déroulent à deux niveaux : un niveau synchronique, c'est-à-dire ce qui se passe ici et maintenant entre l'individu et son groupe – comment ils se comportent, ce qu'ils se disent, quelles sont les règles implicites qui régissent leurs échanges. Et un niveau diachronique, qui concerne les croyances et récits partagés, l’histoire collective du groupe, avec ses secrets, ses mythes, ses missions plus ou moins claires.

Cette interaction entre l'individu et son groupe crée une dynamique où l'appartenance à un groupe et l'autonomie personnelle sont en tension. D’un côté, l’individu cherche à se sentir intégré et à se définir au sein d'un collectif, et de l’autre, il cherche à s’affirmer comme un être unique, distinct. Les mythes et récits qui structurent ce processus d’appartenance influencent la manière dont l’individu construit son identité, en jouant à la fois un rôle de soutien et de contrainte, en créant des tensions qui l’aident à se forger et à réinventer son propre chemin.

En somme, l’identité est un processus dynamique, où les relations avec les autres, les valeurs partagées et les récits familiaux ou sociaux interagissent constamment avec le désir de l'individu de s’affirmer comme unique. Cette "danse" entre la conformité au groupe et la quête de soi est ce qui fait évoluer et enrichir l’identité tout au long de la vie.


 Il n'y a pas d'identité sans mémoire

La relation entre appartenance et identité ne se construit pas sans un troisième élément : la mémoire familiale.

Il n'y a, en effet, pas d'identité sans mémoire. Pour se définir, s'affirmer en tant qu'individu et simultanément marquer sa différence, nous avons besoin du souvenir.

L'identité, qu'elle soit individuelle ou collective, s'écrit avec l'encre de la mémoire et les silences de l'oubli.  La mémoire familiale se structure autour de deux axes principaux : un axe vertical, celui de la transmission des savoirs d'une génération à l'autre, et un axe horizontal, qui relie la micro-culture familiale à son environnement socioculturel.  

Le blason familial est un excellent  médiateur de la communication. 

Il permet de travailler avec et sur la culture du groupe d'appartenance.

La consigne est simple : chaque membre de la famille doit remplir les cases d'un blason vide. L'objectif est de créer, à partir des souvenirs et des représentations personnelles de chacun, un blason qui pourrait représenter cette famille présente."

Premièrement chaque membre remplit les cases « objet » et « devise » : il s'agit de dessiner un objet symbolique de la famille et d'imaginer une maxime qui pourrait lui correspondre.

L'emblème et la devise renvoient à un temps intemporel, évoquant l'histoire mythique de la famille selon l'individu.

Ensuite, dans la case du passé, il est demandé de choisir un personnage ou un événement marquant de l'histoire familiale. Ce temps est celui de la narration, qui établit des liens entre le présent, la reconstruction du passé et les projections dans l'avenir.

La case du présent invite à identifier les alliances, ressources et soutiens dont bénéficient actuellement les membres de la famille. Cette question soulève souvent les manques, les conflits et les tensions, mais aussi les dynamiques de confiance et de méfiance, et elle est généralement abordée avec prudence et réserve.

Enfin, la case de l'avenir porte sur les missions liées à l'appartenance et à la loyauté, mais aussi sur les projets individuels, relevant de l'autonomie de chacun. Ce champ met en lumière le jeu de dépendance et d'indépendance. Cette case réintroduit le futur (qu'il soit proche, passé ou lointain), et suppose bien sûr qu'il soit possible d'envisager cet avenir. L'expérience clinique montre, bien que ce sujet nécessite encore davantage de recherche, que cette case est souvent la plus difficile à remplir pour les familles qui sont trop attachées à un passé nostalgique.


Pour aller plus loin

  • The Nebuly Coat (1903) — J. Meade Falkner
  • La série "Blason d'argent", Scénario :Hempay, Guy Dessin :Roy, Yves 
  • « Heralds Complaint » (Derek Foster) – une chanson en anglais inspirée de l’univers héraldique (paroles évoquant un blason complexe et l’héraldique académique).

Envie d'approfondir le sujet, votre thérapeute systémique vous reçoit dans le Hainaut (Waterloo, Nivelles, Lens, Mons, Ath, Genappe, Soignies et La Louvière) et à Bruxelles, n'hésitez pas à me contacter.